C’est à Sébastien Demorand, journaliste et critique gastronomique français, que l’on doit le doit le néologisme « bistronomie ». Une cuisine bistronomique se traduit par des produits de première qualité, travaillés avec une technique gastronomique, le tout proposé dans un environnement chaleureux, comprenez moins fastueux que les tables étoilées. Courant majeur de l’art culinaire, la bistronomie permet à chacun de goûter des recettes de grands chefs, d’apprécier les plus belles techniques, sans pour autant faire flamber l’addition.

La bistronomie réconcilie les Français et l’art culinaire, si bien que le concept né dans les années 90 explose littéralement dans toutes les grandes villes de France. Que l’on soit à Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Bordeaux… Il est facile de trouver un restaurant qui se veut bistronomique.

Comment faire baisser les prix de l’assiette sans toucher à la qualité ?

C’est la grande question qui taraude les consommateurs. Est-ce que finalement bistronomie veut dire mauvaise qualité, ou plat préparé à la va-vite ? Rassurez-vous c’est en réalité tout l’inverse. Le principe est d’apporter au chef toute la liberté de création qu’il ne peut pas toujours trouver dans un restaurant étoilé. Pour faire de la qualité et proposer un menu à moins de 30 euros, la réduction des coûts passe en salle. Exit le sommelier et maître d’hôtel, on s’inspire des bistros, le serveur assure le show. Côté décoration, on fait dans le vintage, le home standing, on apporte une histoire à un lieu, on crée un espace cosy. Enfin, oubliez l’argenterie et les verres en cristal, la vaisselle compte moins que le plat préparé en cuisine et l’histoire qu’il raconte.

Dans l’assiette du très bon sans chichi ni tralala

La bistronomie est locale. Oui, on ne va pas chercher un bœuf du japon ou un poisson du Portugal, on fait avec les merveilles que nous offrent nos régions. Et le terroir français est d’une telle qualité qu’il serait bien dommage de s’en priver. C’est pourquoi tout chef d’un restaurant bistronomique qui se respecte pratiquera le locavore. La technique du chef transformera les plats les plus traditionnels, en des recettes modernes et surtout savoureuses !

En 27 ans d’existence, la bistronomie a inspiré les tables étoilées, si bien qu’il n’est plus surprenant de voir des produits simples être présentés au menu des restaurants distingués par le sacro-saint Guide Michelin.

Tendance nouvelle : la trattonomie

Il se murmure des bruits de couloir annonçant la fin, ou plutôt la mise au placard de la bistronomie en faveur de la « trattonomie ». L’Italie veut nous voler la vedette, et semble presque y arriver. Des grands chefs italiens revisitent les recettes des trattorias pour les redynamiser. La petite sœur de la bistronomie reprend le même principe : proposer une cuisine de saison, avec des produits locaux et simples. La tradition, la famille, le concept type des trattorias gagne une seconde vie.

Pour ou contre la bistronomie et la trattonomie ? A vous de nous donner votre avis !