La cravate bien nouée, l’ordinateur comme seul outil de travail, des chaussures toujours cirées et un bureau au 16ème étage d’une tour de la Défense… ça c’était le quotidien de nos ex cadres supérieurs, une réalité qui ne les fait plus rêver. Ils étaient promis à une carrière de dirigeant, manager, banquier… Ils ont tout plaqué pour devenir boulangers, fromagers, artisans… Pourquoi un tel virage, pourquoi prendre de si grands risques ? Nous revenons sur un phénomène qui prend de l’ampleur, et qui a d’ailleurs « touché » l’une de nos clientes…

Apporter une valeur ajoutée à la société

Donner du sens à son travail c’est la raison principale de ces reconversions atypiques. Dans son livre « La révolte des Premiers de la Classe », le journaliste Jean-Laurent Cassely dresse le portrait de cette nouvelle génération de surdiplômés, les millénials comme on aime les appeler, qui se détournent des métiers « d’avenir » pour embrasser la voie de l’artisanat. Les raisons de leur choix : ils ont en marre de ce qu’ils nomment « les métiers à la con ». La data ce n’est définitivement pas leur dada, et pour lutter contre l’ennui et l’impression de tourner en rond, ils se tournent vers l’entrepreneuriat avec un grand E. Reprise d’un restaurant, lancement d’une micro-brasserie, ils n’hésitent pas à réapprendre un nouveau métier, plus manuel, plus humain.